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MOT DU PRÉSIDENT

MOT DU PRÉSIDENT

Nous disposons aujourd’hui de diverses données statistiques sur les effectifs infirmiers tant à l’échelle provinciale que régionale. (Disponible sur le site de l’OIIQ)

Depuis des années, les effectifs infirmiers augmentent au Québec, mais on affirme haut et fort qu’il y a pénurie. Alors, pourquoi ?

  • Une population plus âgée qui requiert davantage de soins de santé ;
  • Des molécules et traitements qui prolongent la vie des personnes malades, ce qui exige des soins et services ;
  • Des besoins de plus en plus présents et criants en santé mentale ;
  • Des clientèles vulnérables nécessitant des soins
  • Des déterminants de la santé qui ne sont pas au mieux…

Voilà un cocktail somme toute complexe : une demande de plus en plus forte et un système mis à mal par des compressions et une absence de développement pendant des années.

Des infirmières et infirmiers, nous en avons, mais comment assurer leur contribution au système de santé ? N’oublions pas les nombreux départs à la retraite qui nous privent d’une grande expertise, tout comme l’arrivée de personnel infirmier novice qui, sous pression, préfère parfois quitter la profession…

Nous faisons souvent l’objet de comparaison avec les autres provinces canadiennes censées aller mieux, entre autres, l’Ontario, juste à côté.

Je me risque sur quelques pistes de comparaison :

  • Respecter et reconnaître les infirmières et infirmiers;
  • Utiliser les compétences comme une valeur ajoutée au système et maximiser leur contribution dans des tâches spécifiques;
  • Valoriser la profession;
  • Soutenir l’arrivée dans la profession;
  • Outiller et favoriser l’acquisition de nouvelles connaissances;
  • Accéder à des outils technologiques facilitant le travail (dossier électronique, etc.)
  • Ne pas abandonner les professionnels à leurs problèmes grâce à un soutien des gestionnaires en nombre suffisant;
  • Avoir un bon coffre à outils de base (formation préalable à l’obtention du diplôme).

Mais tout cela ne vient pas seulement avec des primes salariales… cela nécessite des investissements dans le réseau afin de créer des milieux de travail stimulants, agréables et répondant aux aspirations professionnelles des infirmières et infirmiers.

Chers dirigeants, les ingrédients sont là, à portée de main. Mobilisez-vous pour les intégrer comme il se doit. Dites-vous que c’est un peu comme faire un gâteau…  il suffit d’oublier un seul composant pour que le résultat ne soit pas à la hauteur…

Bon printemps!

Gilles Coulombe

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