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MOT DU PRÉSIDENT

MOT DU PRÉSIDENT

Bonjour,

Je me présente, Gilles Coulombe, je suis le nouveau président de l’ORIIO.

Le Conseil de section m’a élu à cette fonction, et c’est avec grand plaisir que j’accepte d’assumer ces responsabilités.

Avant tout, je veux remercier François-Régis Fréchette pour ses nombreuses années d’implication professionnelle, à l’ORIIO comme à l’OIIQ. Homme de droiture, M. Fréchette a toujours démontré un grand souci d’équité et défendu la profession avec une rigueur exemplaire.

J’ai, cette année, quarante ans de pratique infirmière, principalement en Outaouais. Dès l’ouverture de l’hôpital de Gatineau, j’ai travaillé comme infirmier en pédiatrie et au secteur de périnatalité. J’ai aussi travaillé au CLSC de la Petite-Nation pendant quelques années dans tous les secteurs cliniques.

J’ai ainsi pu acquérir une solide expérience de gestion, en étant tour à tour infirmier chef, chef de programme, conseiller cadre, directeur dans les hôpitaux de Hull et Gatineau et, enfin, directeur des soins infirmiers.

Étant retraité du réseau de la santé, je travaille actuellement à l’Université du Québec en Outaouais, impliqué dans la coordination des programmes IPS et comme chargé de cours.

Ma fierté à l’égard de la profession infirmière n’a pu qu’augmenter en ces périodes de tumulte.

Pour le système de santé, cette profession est comme le système circulatoire pour le corps humain. Présente dans toutes les sphères de la santé, elle est donc essentielle à la survie du système, puisque c’est elle qui le nourrit. Un secteur privé d’infirmières ou d’infirmiers ne peut que rapidement se détériorer.

Aux infirmières et infirmiers qui, actuellement, travaillent dans un contexte de pandémie avec un ennemi invisible, parfois ou souvent dans des infrastructures désuètes et ne disposant pas du matériel requis, cela demande une certaine résilience. L’état d’urgence qui suspend bien des droits (conventionnés) au personnel infirmier et donne des pouvoirs considérables aux organisations augmente la pression pour ces infirmières et infirmiers qui restent essentiels à la prestation des services.

Dans les circonstances, je trouve que le qualificatif d’« ange » n’est pas tout à fait opportun. Dans l’imaginaire collectif, l’ange veille sur la population. Les infirmières ne veillent pas, ce ne sont pas les gardiennes de service… Elles s’activent et s’investissent dans un combat important, consciemment et professionnellement. Bien entendu, elles font preuve de bienveillance pour leurs patients et les familles, mais plus encore elles mettent leurs compétences cliniques et leur capacité à évaluer et à intervenir au service d’un combat inédit en matière de santé publique.

J’ai toujours été fier de cette profession, et je le suis encore plus en ces temps difficiles. Merci mille fois à chacune et chacun d’entre vous. Il y a encore beaucoup de travail devant nous…


Gilles Coulombe

Président de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de l’Outaouais 
Administrateur de la Région de l’ Outaouais

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